Des Samouraïs pour le 20e anniversaire de Pointe-à-Callière

 
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30 avril 2012 – Samouraïs – La prestigieuse collection de Richard Béliveau est l’exposition choisie pour souligner le 20e anniversaire de Pointe‑à‑Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, et lancer la série « Collectionneurs montréalais » pour laquelle Richard Béliveau a accepté de prêter quelque 200 pièces de sa collection privée. Mieux connu au Québec pour ses travaux sur la prévention et le traitement du cancer, comment a-t-il fait pour rassembler une telle quantité d’objets exotiques? Depuis qu’il s'est initié au judo à l’âge de 12 ans, il nourrit en fait une passion sans bornes pour la culture japonaise. Son objectif maintenant est de partager sa fascination pour les samouraïs en présentant une partie de sa vaste collection d’objets d’art et d’armures, lesquelles constituent d’ailleurs la pièce de résistance de l’exposition.

La culture samouraï a eu une profonde influence sur la culture japonaise telle que nous la connaissons aujourd’hui. De fait, les samouraïs étaient bien plus que des guerriers impitoyables à l’armure flamboyante; ils étaient des hommes cultivés s’adonnant à des activités aussi raffinées que la cérémonie du thé, la poésie, la calligraphie et l’art floral. Leur élégance artistique est d’ailleurs mise en évidence par un raffinement de détails haute couture qu’arbore leur attirail militaire, conçu pour effrayer l’ennemi sur le champ de bataille, allant des armures colorées faites de métal laqué, de cuir et de soie aux casques ornés de moustaches en poil de yak. Du 17 mai 2012 au 31 mars 2013, ces spectaculaires accoutrements militaires pourront être admirés pour la première fois à Montréal. L’exposition de Pointe-à-Callière lèvera donc le voile sur l’une des collections les plus importantes au monde d’armures, de matériel de guerre et d’objets utilitaires liés à l’univers des samouraïs comme des services à thé, des rouleaux de calligraphie et des masques provenant surtout de l’époque Azuchi Momoyama (de 1573 à 1603) et de l’époque Edo ou période Tokugawa (de 1600 à 1868).

Cette collection haute en couleur plaira à un large public, séduit sans nul doute par ces guerriers grandeur nature à l’air à la fois menaçant et curieusement drolatique. Honnêtement, ne pas saisir cette occasion unique de faire face à ces guerriers illustres pourrait être interprété comme une offense à leur noble réputation et les exposer au déshonneur. Qui voudrait risquer qu’un d’eux ressuscite le temps de crier « Hara-kiri »?



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