Eastern Bloc

 


16 novembre 2012 ─ Un bloc à l’Est, mais sans rideau de fer. Tout le contraire, en fait : ses parois, poreuses, permettent la libre circulation des idées, des trouvailles, des expériences. Ici, dans ce jeune et dynamique organisme voué aux nouveaux médias et aux arts dits interdisciplinaires, on incite au mélange et à l’échange. Le centre d’artistes Eastern Bloc carbure à la culture libre (open source). La série « Salon : data », à mi-chemin de l’exposition et de la visite d’atelier, est une de ses plus belles initiatives.

Fondé en 2007, Eastern Bloc a bâti sa niche dans un immeuble anonyme, perdu dans un quartier loin du cœur de l’offre culturelle de Montréal, dans le nord de la ville, aux confins de sa partie est. Ça ne l’a pas empêché de devenir une adresse incontournable. Sa programmation originale, qui affiche aussi bien des expositions d’art audio que des soirées de performances électroniques, des tête-à-tête avec les artistes (les « Salon : data ») ou des laboratoires en nouveaux médias, a nécessairement fait tourner les regards sur lui.

Eastern Bloc n’est pas qu’un lieu de plus qui produit et diffuse les arts numériques. Il est le seul, dans cette branche de la création ouverte et sans définition fixe, à défendre avec autant de cohérence les artistes de la relève, ceux qui en sont à leurs cinq premières années de carrière. C’est un bloc qui « comble un vide », qui soutient « la communauté artistique émergente en permettant des échanges créatifs entre artistes de la relève et artistes établis, en vue de favoriser l’accès de la relève artistique à un auditoire plus vaste, à de plus amples opportunités de développement et à un réseau d’organismes professionnels du milieu ».