L’Arsenal

 


20 novembre 2013 ─ Un paquebot s’est amarré en 2011 dans Griffintown, ce quartier ouvrier en pleine ébullition. Baptisé L’Arsenal, il est arrivé avec la volonté de transformer, pour le mieux, le paysage montréalais de l’art contemporain.


L’Arsenal a pris racine dans l’enceinte d’un ancien chantier naval gigantesque, le Montreal Marine Works. Le plus que centenaire édifice, bâti en 1846, a été transformé avec soin et goût. Et avec ses 40 000 pieds carrés (plus de 3 700 m2) disponibles pour la diffusion de l’art, il possède plus d’un charme. Comme dans les meilleurs cas de recyclage de patrimoine architectural, L’Arsenal respire à la fois la robustesse du passé et la délicatesse d’un aménagement actuel.

Son trait distinctif : un immense rez-de-chaussée, en profondeur et en hauteur, caractérisé par sa porte de garage et son pont industriel de 10 tonnes encore fonctionnel. Cette salle est disposée à s’adapter à plus d’un événement, exposition de pointe ou réception mondaine.

Financé par Pierre et Anne-Marie Trahan, collectionneurs montréalais, L’Arsenal abrite à l’étage plusieurs espaces d’exposition. Un long corridor permet de faire des accrochages de collections privées. Une petite salle, bien insonorisée et confortable, permet la projection d’œuvres vidéo. Et dans la partie arrière, la Galerie Division, propriété de Pierre Trahan, et la renommée Galerie René Blouin s’y sont établies dès l’ouverture des lieux.

Il n’est pas dit que tout cela sera permanent. L’endroit est malléable, et il est à ce point novateur qu’on est encore à le définir. S’il est vrai « qu’au cœur de chaque projet réalisé à L’Arsenal réside l’art contemporain de pointe d’ici et d’ailleurs », l’endroit s’est aussi montré ouvert à d’autres milieux, comme ceux de la Formule 1 ou de la mode. La mission est noble : amener de nouveaux publics à l’art contemporain.