9 novembre 2012 ─ Les fondations privées, dévouées à la diffusion de l’art et à but non lucratif ou marchand, sont rares au Québec. Il n’y en a qu’une. Dès son inauguration, à l’automne 2007, DHC-ART, Fondation pour l’art contemporain, a créé sensation, avec raison. D’objet de curiosité, elle est passée au stade de valeur sûre.
Chaque nouvelle exposition de DHC/ART est attendue avec impatience. Si la fondation établie dans le Vieux-Montréal semble se faire plaisir en invitant de grosses pointures rarement présentées en solo à Montréal (Sophie Calle, Christian Marclay, Jenny Holzer), ses expositions collectives sont portées par des thèmes bien ficelés et ancrés dans des préoccupations sociales de notre époque.
Installations multimédias à la fine pointe de la technologie, films sur très grand écran, œuvres en série, sans fin, tout semble possible à la DHC. Celle-ci a même les moyens d’innover : elle a été la première à offrir à Montréal une application pour téléphone intelligent comme guide d’exposition.
Les conditions muséales, de l’éclairage à la durée des expositions, ont fait la renommée de DHC/ART. En fait, elle est presque un musée. Il ne lui manque que la dimension collection et... les frais d’admission. À la DHC, l’entrée est libre.
C’est la passion pour l’art de Phoebe Greenberg qui est derrière cette initiative. C’est son argent qui a transformé un bâtiment historique en un musée inusité, à la verticale. Principal lieu de la fondation, celui-ci possède une silhouette atypique pour un centre d’exposition, avec ses salles étroites étalées sur quatre étages. Le sous-sol sert aux activités éducatives, variant au gré de la programmation, alors que des espaces dans un deuxième édifice, voisin du premier, permettent d’exposer des œuvres de dimensions imposantes.