Itinéraire Montréal à petit prix

© Tourisme Montréal - Architecture de Montréal© Gilles Goupil - Vieux-Port de Montréal© Tourisme Montréal, Stéphan Poulin - Théâtre de Verdure au parc La Fontaine
© Tourisme Montréal - Le quartier des spectacles en 4 minutes
 
Nous recommandons
Évaluer cet article
Nombre de votes : 0
 
© Tourisme Montréal - Architecture de Montréal

UN MONDE À DÉCOUVRIR
Au confluent de l’Amérique et de l’Europe, Montréal est une métropole internationale constellée de quartiers animés. Sa population atteint 3,7 millions d’habitants appartenant à quelque 120 groupes culturels, qui s’expriment en français, en anglais et dans une multitude d’autres langues. Avec tout ce beau monde, il y a évidemment un tas de choses passionnantes à faire à Montréal. Mieux encore, la ville ne réserve pas ses attraits qu’aux voyageurs fortunés. Loin de là!

QUELQUES BONS TUYAUX
Le transport en commun est un moyen relativement peu coûteux de se déplacer dans la ville, surtout depuis que la Société de transport de Montréal (STM) propose un laissez-passer illimité d’un jour ou de trois jours consécutifs. Vous pouvez donc prendre le métro et l’autobus comme bon vous semble pendant cette période. De plus, l’autobus 747 de la STM assure la liaison jour et nuit entre l’aéroport Montréal-Trudeau et le centre-ville.

De mai à novembre, vous pouvez aussi vous balader à vélo dans la ville grâce au BIXI. Ce système libre-service vous permet de prendre un vélo à une station pour vous rendre à destination, puis de le laisser à n’importe quelle autre station du réseau. Quelque 5 000 vélos sont à la disposition des usagers dans les 400 stations disséminées dans la région métropolitaine.

Avis aux assoiffés de culture, Montréal est une ville d’art par excellence et la très avantageuse Carte Musées Montréal vous ouvre les portes de 38 lieux de diffusion culturelle.

Par ailleurs, la Vitrine culturelle de Montréal est une halte indispensable pour tous les visiteurs. Ce guichet centralisé offre des billets de dernière minute à tarif réduit pour un grand nombre de spectacles, pièces de théâtre, concerts, comédies musicales et autres événements.

Enfin, quel que soit la saison, le jour, l’heure ou la température, Montréal regorge de festivals – il y en a plus d’une centaine durant l’année et ils sont remplis à craquer d’activités gratuites. Alors on en profite!

JOUR 1 – LE VIEUX-MONTRÉAL, MUSÉE À CIEL OUVERT
Commencez la journée au Café-Terrasse Chez Catherine, un endroit charmant pour prendre un petit déjeuner savoureux. Au menu, crêpes, sandwiches et café frais, servis au son de la musique québécoise, dans un décor champêtre. L’été, on peut se prélasser au soleil sur la jolie terrasse.

Une dernière gorgée de café, puis hop, on se paie une petite promenade sur les quais du Vieux-Port. Le coin est fabuleux pour croquer quelques photos de Montréal : le panorama urbain, le majestueux fleuve Saint-Laurent, le pont Jacques-Cartier et de remarquables structures érigées pour l’Expo 67. De l’autre côté du fleuve, on aperçoit l’ancien pavillon américain. Ce dôme géodésique dessiné par Buckminster Fuller abrite maintenant la Biosphère, musée de l’environnement. Autre chef-d’œuvre architectural, le complexe Habitat 67 conçu par Moshe Safdie se présente comme un amoncellement de cubes qui s’arc-boutent les uns aux autres et forment des unités d’habitation.

Quittez ensuite le bord de l’eau pour plonger au cœur du Vieux-Montréal et déambuler dans les rues pavées de pierres du quartier historique. Premier arrêt : le Marché Bonsecours, rue Saint-Paul. Inauguré en 1847, cet imposant édifice a abrité le principal marché agricole de la ville pendant plus d’un siècle. De récentes rénovations lui ont redonné son caractère animé et populaire, mais les étals des fermiers ont cédé la place aux cafés-terrasses, aux boutiques et aux aires d’exposition.

Une rue à l’est du Marché Bonsecours trônent un musée d’histoire, une chapelle tricentenaire et un site archéologique. Vous êtes devant le Musée Marguerite-Bourgeoys et la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Consacrée en 1771, cette chapelle est la plus ancienne de la ville et sa tour offre le point de vue le plus élevé du Vieux-Montréal.

Sortez rue Bonsecours, parcourez un pâté de maisons vers le nord jusqu’à la rue Notre-Dame Est, puis prenez à gauche vers le Château Ramezay et le Jardin du Gouverneur, ravissant espace de verdure aménagé au XVIIIe siècle. De là, poursuivez vers l’ouest par la rue Notre-Dame et vous apercevrez sur votre droite l’élégant édifice de style Second Empire qui abrite l’hôtel de ville de Montréal. Entrez jeter un coup d’œil à l’intérieur. Sur votre gauche, la Place Jacques-Cartier est un lieu de rassemblement sympathique, où se mêlent passants, touristes, artistes de rue, musiciens ambulants, maquilleurs de fantaisie, caricaturistes et bien d’autres.

Traversez la Place Jacques-Cartier vers le fleuve et prenez à droite (vers l’ouest) par la rue Saint-Paul. Cette jolie rue pavée de pierre est bordée de boutiques d’artisans, de galeries d’art et de studios d’artistes.

À l’angle de la rue Saint-Sulpice, la promenade pittoresque appelée Cours Le Royer est un tronçon de la rue Le Royer devenue piétonnière au début des années 1980. Les anciens entrepôts du quadrilatère, datant de 1861 à 1872, ont été transformés en logements et en bureaux dans la foulée d’un vaste projet de revitalisation du secteur réalisé entre 1976 et 1980.

Plus au nord, rue Saint-Sulpice, les édifices qui bordent la Place d’Armes représentent plusieurs périodes marquantes de Montréal au fil des siècles. Du côté sud de la place, la basilique Notre-Dame est un chef-d’œuvre de l’architecture néogothique, érigé entre 1824 et 1829 selon les plans de James O'Donnell.

Voisin de la basilique, le Vieux Séminaire Saint-Sulpice, doyen du patrimoine bâti de Montréal, a été érigé entre 1684 et 1687, puis agrandi 20 ans plus tard sous l’égide des Messieurs de Saint-Sulpice, responsables de la paroisse Notre-Dame et seigneurs de l’île de Montréal pendant près de deux siècles. L’édifice est un excellent exemple de l’architecture institutionnelle de la Nouvelle-France. Son horloge date de 1701 et serait, croit-on, la plus ancienne du genre en Amérique du Nord.

Du côté est de la Place d’Armes, l’édifice New York Life Insurance date de 1887-1889. La structure de huit étages, considérée comme le premier gratte-ciel canadien, fut dès l’origine dotée d’un ascenseur – une première montréalaise à l’époque. L’immeuble monumental a dominé le paysage de la ville pendant 12 ans, avant d’être surpassé par des édifices plus élevés.

Toujours du côté est de la Place d’Armes, l’édifice Alfred, contigu à l’édifice New York Life Insurance, est un exemple éloquent du style Art déco. Sa construction a été achevée en 1931.

Du côté nord de la Place d’Armes, la Banque de Montréal (première banque canadienne, fondée en 1817) fit construire l’édifice à colonnades de style panthéon pour loger son siège social. L’immeuble principal a été bâti entre 1845 et 1848, puis les annexes ont été ajoutées entre 1901 et 1905.

Besoin d’une pause pour reprendre des forces? Tout près, Le Bourlingueur propose un menu varié où les délices de la mer occupent une place de choix. L’atmosphère accueillante et sans prétention est garante d’un gueuleton agréable. Bon appétit!

Prochaine étape : DHC/ Art, quelques rues à l’ouest . Ce lieu de diffusion de l’art contemporain, dont l’entrée est libre, présente des expositions stimulantes et une foule d’activités connexes. De là, vous pouvez rejoindre la rue Saint-Jacques et poursuivre vers l’ouest jusqu’au Centre de commerce mondial de Montréal. Cette structure polyvalente intègre une série d’immeubles historiques et de façades (dont l’édifice Nordheimer de 1888), ainsi que l’ancienne ruelle des Fortifications, un hôtel, un vaste atrium de verre et un fragment du mur de Berlin, offert à Montréal à l’occasion de son 350e anniversaire. Le complexe est aussi relié au réseau piétonnier souterrain et à la station de métro Square-Victoria. Signalons que l’entrée de cette station de métro est ornée d’une authentique grille du métro parisien. L’ouvrage de style Art nouveau a été réalisé par Hector Guimard en 1900 et offert à la ville de Montréal lors de l’Expo 67. Envie de voir d’autres chefs-d’œuvre? Tout près, la Galerie MX met en lumière les créations contemporaines d’artistes tels que Besner, Case-Fox, Claes, Lavoie, Niko, Milo et Prud’homme, pour n’en nommer que quelques-uns.

Au sortir de la galerie, marchez une rue à l’est jusqu’au Palais des congrès de Montréal, près duquel s’étend la Place Jean-Paul-Riopelle. Alliant beauté et fonction, le Palais renferme notamment le Jardin Nature Légère, une forêt abstraite d’arbres roses imaginée par l’artiste Claude Cormier. L’édifice haut en couleur figure parmi les beautés citées dans l’ouvrage Les 1001 merveilles de l’architecture qu’il faut avoir vues dans sa vie. Du côté sud du Palais, rue Saint-Antoine, la Maison de l’architecture du Québec se trouve derrière la façade de la caserne de pompiers numéro 20. Ce centre se consacre à la création, à la recherche et à la diffusion dans les disciplines de l’architecture, de l’aménagement paysager et de l’urbanisme.

L’après-midi tire à sa fin et il est temps de penser au repas du soir. Le quartier chinois est à deux pas et il regorge de bonnes tables abordables. Une suggestion parmi d’autres, le restaurant Délicieux Xiang sert des spécialités széchuanaises authentiques comme le poulet kung pao aux arachides, le poisson sauce soja épicée, les crevettes vapeur en sauce pimentée, le canard en cocotte sauce à la bière et bien d’autres. 

La nuit venue, revenez sur vos pas à la Place Jean-Paul-Riopelle afin d’admirer la sculpture-fontaine créée par l’artiste québécois. L’œuvre de bronze intitulée La Joute trône au milieu d’un bassin entouré de formes abstraites évoquant des animaux et des humains. Les jets observent une séquence cinétique d’une trentaine de minutes. En soirée, la place baigne dans une atmosphère féerique lorsqu’un cercle de feu s’allume à la surface de l’eau autour de la sculpture.

JOUR 2 – DANS LES NUAGES ET SOUS LA TERRE : LA VILLE SENS DESSUS DESSOUS
Le calme de la nature au beau milieu de l’agitation urbaine… Ce merveilleux paradoxe prend vie à Montréal, non seulement dans les nombreux espaces de verdure, mais aussi au Jardin botanique, à l’Insectarium et au Biodôme. Ces trois institutions sont groupées autour du stade construit en 1976 à l’occasion des Olympiques d’été. Divers forfaits jumellent la visite de ces muséums à l’ascension de la Tour de Montréal, qui offre une vue spectaculaire sur la ville et les environs. Les amateurs de natation peuvent également en profiter pour se délier les muscles durant les périodes de bain libre du complexe aquatique du Parc olympique.

Après avoir fait le tour de ces attractions, faites la pause au restaurant du Jardin botanique. Durant la saison chaude, son agréable terrasse est un lieu unique pour prendre un repas au milieu de la journée, dans un splendide cadre verdoyant.

Puisqu’il est question de splendeurs, le Musée du Château Dufresne loge dans un ancien hôtel particulier de style Beaux-Arts ayant appartenu aux frères Dufresne, deux piliers de la bourgeoisie francophone de l’époque à Montréal. Construit entre 1915 et 1918, l’immeuble abrite aujourd’hui un musée consacré à l’histoire de l’Est de Montréal. Le décor orné de peintures de l’artiste Guido Nincheri témoigne du style en vogue durant les folles années 1920.

Saviez-vous qu’en prenant le métro pour revenir au centre-ville, vous parcourez la plus longue galerie d’art au monde? En effet, moyennant un billet de métro, vous pouvez admirer un riche volet de l’art public montréalais. Prenez donc le temps d’explorer quelques stations afin d’apprécier la créativité déployée par les artistes au fil des décennies. À la station Champ-de-Mars, par exemple, des figures abstraites en vitrail multicolore garnissent les fenêtres panoramiques de l’édicule. Réalisées entre 1966 et 1968, ces fresques de lumière portent la signature de la célèbre Marcelle Ferron. À la station Place-des-Arts, la remarquable murale de verre de Frédéric Back illustre l’histoire de la musique à Montréal, depuis ses racines autochtones jusqu’à l’éclatement de la musique moderne. Cependant, l’une des œuvres les plus connues du métro montréalais se trouve à la station Peel : les 54 Cercles de Jean-Paul Mousseau ont été créés en collaboration avec le céramiste Claude Vermette en 1964.

De retour au centre-ville, vous pouvez profiter d’une panoplie d’activités gratuites. En outre, l’accès est toujours libre à la collection permanente du Musée des beaux-arts de Montréal et, le jeudi après 17 h 30, le Centre canadien d’architecture accueille aussi les visiteurs gratuitement. On peut voir également certaines expositions sans frais au Musée d'art contemporain de Montréal le mercredi de 18 h à 21 h. Notez enfin que le Musée Redpath, le Centre de design de l’UQAM et le Consulat général du Mexique à Montréal (qui organise souvent des expositions internationales) sont d’excellents endroits pour étancher sa soif de culture sans débourser un sou. Du reste, l’art public fleurit un peu partout au centre-ville, en particulier le long de l’avenue McGill College et de la rue Sherbrooke Ouest.

Pour prendre l’apéro en fin d’après-midi, prenez place au Benelux, brasserie artisanale et café. L’endroit est très prisé pour son ambiance décontractée et actuelle et sa sélection de bières maison de qualité supérieure, surtout les bières d’inspiration belge et de type côte Ouest américaine.

Quand la faim se fera sentir, vous prendrez sans hésiter la direction du resto indien Le Taj. Ses spécialités comprennent les côtelettes d’agneau et les kébabs, les crevettes à l’ail et le poulet tikka. Voilà un bel endroit pour bien manger à prix raisonnable. Et profitez-en pour faire le plein de calories, car vous aurez besoin d’énergie pour faire la bamboula à la Salsathèque. Depuis plus de 30 ans, les danseurs, qu’ils soient aguerris ou novices, enflamment la piste au rythme de la musique latine. Si le cœur vous en dit, vous pouvez aussi faire le tour des autres boîtes de nuit qui animent la ville jusqu’aux petites heures du matin.

JOUR 3 – DU MARCHÉ AUX FESTIVITÉS, SURTOUT NE RIEN MANQUER!
Le Marché Jean-Talon, l’un des plus vastes marchés à ciel ouvert en Amérique du Nord, attire les foules dans ce coin de la Petite Italie depuis 1933. En plus des multiples kiosques de fruits, de légumes et de fleurs, le marché abrite un essaim de boutiques spécialisées qui offrent épices, huiles, fromages, viandes, pâtisseries et produits du terroir québécois. Vous pouvez prendre votre petit déjeuner sur place – les cafés et casse-croûte ne manquent pas – ou simplement vous régaler des produits offerts en dégustation par les producteurs. D’ailleurs, ici, la dégustation fait partie du merveilleux rituel des courses.

Pour le reste de la matinée, descendez vers le sud jusqu’à l’avenue du Mont-Royal, l’une des principales artères du quartier populaire que les Montréalais appellent simplement Le Plateau. Ses nombreuses boutiques originales proposent des marchandises qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Les restaurants et cafés sympathiques sont aussi légion. On s’y attable volontiers pour une bonne bouffe entre amis. En face de la station de métro Mont-Royal, la place publique Gérald-Godin a été nommée en l’honneur de l’un des plus grands poètes du Québec. De juin à la fin août, on peut y emprunter gratuitement un vélo (ou bécik vert) pour la journée.

À l’heure du lunch, une expérience culinaire incontournable vous attend chez Schwartz. Véritable institution de la métropole, le restaurant a ouvert ses portes en 1928 sur le boulevard Saint-Laurent et, depuis, il accueille des clients du monde entier, dont bon nombre de célébrités. Son fameux sandwich à la viande fumée, ou smoked meat, est préparé selon la recette originale de Reuben Schwartz : une viande d’une fraîcheur indéniable marinée dans un savant mélange de fines herbes et d’épices.

Vous avez encore un bel après-midi devant vous : profitez-en pour visiter l’oratoire Saint-Joseph et ses jardins, perchés sur le flanc du mont Royal. Le majestueux édifice dont le dôme atteint 97 mètres n’est surpassé en hauteur que par celui de la basilique Saint-Pierre à Rome. Si vous préférez plutôt découvrir un quartier branché, faites un saut dans le Mile End, parmi la faune hétéroclite de musiciens, d’artistes, de hipsters et d’étudiants. Pour vous désaltérer en fin d’après-midi et amorcer la soirée, les endroits intéressants ne manquent pas. Quelques suggestions? Laika, Bily Kün, Plan B et Gogo Lounge sont uniques en leur genre, mais proposent tous de joyeux 5 à 7.

En soirée, procurez-vous une bonne bouteille, puis visez les restos « Apportez votre vin » de la rue Duluth ou de la rue Prince-Arthur. L’été, prenez place sur une terrasse agréable pour déguster un bon morceau tout en savourant le cépage choisi. L’hiver, attablez-vous dans une salle à manger accueillante. Et profitez-en pour observer la faune urbaine pendant que le soleil descend.

Pour clore la soirée en beauté, plongez au cœur d’un festival. Puisque Montréal en compte une bonne centaine par an, il y en aura probablement un en cours pendant votre visite. La plupart sont assortis d’une foule d’activités ou de concerts gratuits. Faites-vous plaisir et revenez vite profiter des attraits de Montréal… à peu de frais!



Visualiser les commentaires [0] Ajouter un commentaire  
 

Cet article n'a pas encore été commenté.