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L’architecture au centre-ville : un itinéraire archi intéressant
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13 décembre 2011 ─ Du premier coup d’œil, on constate que la juxtaposition de l’ancien et du nouveau caractérise l’architecture à Montréal. La diversité des styles remonte à 1685 et se poursuit jusqu’au XXIe siècle dans cette ville qui mesure parfaitement l’importance de son patrimoine bâti. D’ailleurs, les quatre grandes universités montréalaises (Université McGill, Université de Montréal, Université Concordia et Université du Québec à Montréal) offrent des programmes d’études supérieures en architecture, en design intérieur et industriel et en urbanisme. Parallèlement, le Centre canadien d’architecture (CCA) s’est taillé une réputation internationale et poursuit sa mission visant à faire avancer les connaissances et à stimuler les débats sur l’architecture, son histoire, sa théorie et sa pratique. Aussi le domaine est-il plus vivant que jamais à Montréal. Le vélo constitue un mode de transport idéal pour bien observer les particularités architecturales de la ville. Si le cœur vous en dit, passez au centre Ça roule Montréal dans le Vieux-Montréal. La plus grande entreprise d’excursions guidées à bicyclette et de location de vélos de la métropole offre les services de guides chevronnés, qui sauront présenter l’architecture montréalaise de façon passionnante. LE CENTRE-VILLE RÉVÉLÉ – PREMIÈRE PARTIE À l’image des gens qui vivent et travaillent au centre-ville, le panorama architectural se présente comme une mosaïque de courants et de styles. Les édifices commerciaux côtoient les immeubles résidentiels; les bâtiments anciens jouxtent les structures nouvelles; et les constructions classiques avoisinent les créations novatrices. UN AMALGAME À LA NORD-AMÉRICAINE Commençons la journée à la frontière du Vieux-Montréal et du centre-ville, c’est-à-dire dans le Quartier international. Le secteur regorge d’œuvres d’art public et de créations architecturales fascinantes. Parmi les édifices les plus remarquables, le Palais des congrès de Montréal constitue un ensemble architectural cohérent. La structure allie divers matériaux et intègre harmonieusement trois siècles d’histoire du milieu bâti. L’édifice d’origine date des années 1970. D’importants travaux d’agrandissement échelonnés de 1999 à 2002 ont permis d’incorporer certains vestiges historiques, dont la façade de l’édifice Rogers and King (ancienne forge datant de 1885); la façade de la caserne de pompiers numéro 20 (construite par Louis-Roch Montbriand en 1908); ainsi que l’édifice Tramways (construit en 1928 dans le style Art déco et préservé dans son intégralité). En outre, le Palais des congrès figure parmi les beautés citées dans l’ouvrage Les 1001 merveilles de l’architecture qu’il faut avoir vues dans sa vie. Sur le flanc ouest du Palais, la place Jean-Paul-Riopelle retient l’attention grâce à sa fontaine magistrale intitulée La Joute. Cette sculpture audacieuse exprime la vision poétique du célèbre artiste dont la place porte le nom. De l’autre côté de la rue, le Centre CDP Capital abrite les bureaux montréalais de la Caisse de dépôt et placement du Québec, principal outil d’investissement du gouvernement québécois. Cette construction primée surplombant l’autoroute Ville-Marie compte de nombreuses innovations architecturales, techniques et bioclimatiques. Le lumineux Parquet est un lieu public de rassemblement et d’animation où l’on peut admirer des œuvres d’art. Du côté sud du Palais, rue Saint-Antoine, la Maison de l’architecture du Québec se trouve derrière la façade de la caserne de pompiers numéro 20. Ce centre se consacre à la création, à la recherche et à la diffusion dans les disciplines de l’architecture, de l’aménagement paysager et de l’urbanisme. LES MÉGASTRUCTURES OU LA FOLIE DES GRANDEURS Cap vers le nord-ouest pour visiter l’une des plus anciennes mégastructures en Amérique du Nord. Au moment de sa construction, la Place Bonaventure était le premier complexe multifonctionnel canadien à intégrer un salon commercial permanent doté d’installations pour les congrès et les foires d’envergure. La Place Bonaventure occupe un quadrilatère complet et abrite une galerie de boutiques reliée au métro, à la gare de train et aux réseaux piétonniers intérieurs et extérieurs; des halls d’exposition totalisant près de 30 000 mètres carrés; plusieurs étages de bureaux; un centre de commerce international; et un hôtel de 400 chambres. Juste au nord de la Place Bonaventure, l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth, conçu en 1958 par les architectes George Drummond & Harold Greensides, est le lieu du fameux bed-in que John Lennon et Yoko Ono ont tenu à Montréal en 1969. Un peu au nord, la Place Ville Marie est un autre complexe multifonctionnel comprenant cinq tours de bureaux et un centre commercial. Inaugurée en 1962, la structure lança la première phase de la célèbre ville souterraine. L’architecture cruciforme de l’immeuble principal permet la diffusion de la lumière naturelle jusqu’au centre de la construction. AU FIL DES RUES ET DES ÉPOQUES De l’autre côté du boulevard René-Lévesque, diagonalement à la Place Ville Marie, la cathédrale Marie-Reine-du-Monde rappelle la basilique Saint-Pierre de Rome. En effet, cette cathédrale catholique a été construite selon une maquette réalisée par le frère Joseph Michaud à la fin du XIXe siècle, au cœur de ce qui était alors le quartier anglo-protestant de Montréal. À l’intérieur, un superbe baldaquin néobaroque recouvert de feuilles d’or domine la nef et, dans le transept, des tableaux de Georges Delfosse illustrent les débuts de la ville. Retraversons maintenant le boulevard René-Lévesque pour observer de plus près l’édifice Sun Life. Inauguré en 1918, cet impressionnant édifice de style Beaux-Arts a longtemps été tenu pour le plus vaste de l’Empire britannique. À une certaine époque, il incarnait la puissance de l’establishment anglo-saxon de Montréal et, pendant la Seconde Guerre mondiale, il a servi de coffre-fort pour les réserves d’or de plusieurs pays européens et les joyaux de la couronne britannique. L’édifice Sun Life s’élève devant le square Dorchester. Cette oasis de verdure au cœur de la ville est bordée de structures historiques. À l’extrémité nord du square, l’édifice Dominion Square est un autre bel exemple du style Beaux-Arts. Soit dit en passant, le square Dominion a été rebaptisé square Dorchester en 1987 en l’honneur de Guy Carleton, premier baron Dorchester. Du côté ouest du square se dresse un édifice de style Second Empire. Il s’agit de l’annexe nord de l’hôtel Windsor (devenu « Le Windsor », un immeuble de bureaux). L’hôtel d’origine, construit entre 1876 et 1878, a été démoli. C’est à cet endroit que Mark Twain avait prononcé cette phrase devenue célèbre : « C’est la première fois que je vois une ville où il serait impossible de lancer une brique sans briser le vitrail d’une église ». Sur le flanc sud du Windsor s’élève la tour CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce). Inscrite dans la lignée du style international, cette structure demeure un magnifique exemple de gratte-ciel moderne. Pour observer un modèle d’architecture de style néoroman, marchez quelques rues au sud, jusqu’à l’ancienne gare Windsor, qui fut longtemps la plaque tournante du système ferroviaire canadien. Bien que les bureaux de la compagnie du chemin de fer Canadien Pacifique et d’autres sociétés occupent toujours l’édifice, la gare n’est plus reliée au réseau ferroviaire. Impressionnant, le hall d’origine de l’ancienne gare est une vaste cour intérieure surmontée d’une voûte percée de verrières. Midi déjà! Retour vers le square Dorchester pour plonger dans l’atmosphère des folles années 1930 à la Taverne Square Dominion. Éléments de décor évoquant un pub britannique, chandeliers, fer forgé, plancher en terrazzo et murs en céramique forment un cadre superbe où on s’installe confortablement pour déguster une cuisine inspirée des brasseries européennes. DIRECTION SHAUGHNESSY VILLAGE Après avoir fait le plein d’énergie, partez à la découverte d’un secteur qui dégage toute l’énergie du centre-ville. Rejoignez la rue Sainte-Catherine, puis prenez vers l’ouest. En arrivant près de la rue Guy dans les environs de Shaughnessy Village (délimité par les rues Guy à l’est, Atwater à l’ouest et Sherbrooke au nord et par le boulevard René-Lévesque au sud), vous remarquerez les constructions plus récentes du campus Sir-George-Williams de l’Université Concordia. Dans le « Quartier Concordia » en pleine transformation, les pavillons disparates de l’université sont en voie d’être réunis en un campus urbain cohérent. Arrivé à la hauteur de la rue Saint-Mathieu, prenez vers le sud. Deux intersections plus loin, vous croiserez la rue Baile, où se trouve le fameux Centre Canadien d’Architecture (CCA). Fondé en 1979, le CCA est un centre de recherche international et un musée reconnu pour la richesse de ses collections et la qualité de ses expositions. En 1989, il s’est installé dans le complexe actuel, qui intègre le nouveau bâtiment à la maison Shaughnessy, construite en 1874 d’après les plans de William T. Thomas et classée monument historique. En face du complexe, le Jardin du CCA est l’œuvre de l’artiste-architecte montréalais Melvin Charney. À la fois jardin urbain et musée à ciel ouvert, il se divise en plusieurs sections narratives qui évoquent la grande histoire de l’architecture et la ville qui l’entoure. En quittant le Jardin du CCA par le boulevard René-Lévesque, revenez vers le centre-ville à l’est. À l’intersection qui suit, vous apercevez du côté nord la Maison mère des Sœurs Grises et son jardin, dont les travaux d’aménagement ont été achevés en 1901. L’immeuble a été vendu à l’Université Concordia en 2005, qui prévoit s’en servir à des fins d’enseignement et, plus précisément, y installer sa faculté des beaux-arts. MONTRÉALEMENT BON Envie d’un apéro? Faites un crochet du côté de l’Hôtel de la Montagne. Le Cabaret situé dans le hall de l’hôtel arbore un superbe décor kitsch et propose une kyrielle de cocktails. Selon le moment du jour, on sirote un verre au son des mélodies interprétées au piano ou des succès de l’heure sélectionnés par le DJ. Pour le repas du soir, nous vous proposons deux valeurs sûres. À la manière parisienne, la Brasserie Le Pois Penché offre des classiques de la cuisine française, préparés à la minute, et une carte des vins réunissant plus de 150 importations françaises. Par ailleurs, si vous avez plutôt le goût de découvrir une cuisine inventive qui met en valeur les meilleurs produits du terroir québécois, réservez une table au restaurant Europea, qui a obtenu une cote de 4 diamants de la CAA/AAA. Classique ou créative, la gastronomie montréalaise est aussi diversifiée que l’architecture de la ville. LE CENTRE-VILLE RÉVÉLÉ – DEUXIÈME PARTIE LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL Autre brillant exemple de la manière dont un groupe restreint de bâtiments peut incarner plus d’un siècle d’architecture, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), rue Sherbrooke Ouest, réunit quatre pavillons qui témoignent de l’art de construire aux XIXe, XXe et XXIe siècles. Le plus récent des quatre, le pavillon Claire et Marc Bourgie (pavillon d’art québécois et canadien aménagé dans l’ancienne église Erskine and American) est également celui qui intègre les plus récentes innovations architecturales. À l’angle nord-est de la rue Sherbrooke Ouest et de l’avenue Du Musée, l’église d’origine est une splendeur de style néoroman. Ses impressionnants vitraux Tiffany ont été réalisés en 1903, mais installés ici seulement en 1938-1939, formant le plus important groupe canadien de vitraux religieux signés Tiffany. Le MBAM s’est porté acquéreur de l’église en 2004 et, grâce à un important programme de restauration et d’agrandissement, le pavillon Claire et Marc Bourgie compte cinq nouvelles salles d’exposition et une galerie souterraine reliant le réseau existant de salles à la nouvelle salle de concert. Les trois autres bâtiments du MBAM sont le pavillon de style Beaux-Arts Michal et Renata Hornstein; le pavillon Liliane et David M. Stewart (situé à l’arrière du précédent); et le pavillon Jean-Noël Desmarais (du côté sud de la rue Sherbrooke, entrée principale du Musée). LE GOLDEN SQUARE MILE OU MILLE CARRÉ DORÉ La rue Sherbrooke Ouest, à la hauteur du secteur cossu surnommé le Mille carré doré, est bordée de plusieurs chefs-d’œuvre d’architecture, comme l’édifice Art déco qu’occupe le magasin Holt Renfrew et l’élégant hôtel Ritz-Carlton Montréal, qui a fait récemment l’objet d’un vaste projet de rénovation et d’agrandissement. Maintenant doté de 130 chambres, de 10 salles pour les réunions et les réceptions et de 46 condos-résidences, l’hôtel répond aux exigences les plus élevées en matière de luxe et de confort. Quelques rues à l’est, la Maison Alcan inaugurée en 1983 fut l’un des premiers grands projets commerciaux au Canada à intégrer des bâtiments historiques dans une construction nouvelle. Prenez le temps de déambuler le long de la rue Sherbrooke, qui aligne une pléthore d’édifices remarquables, nouveaux et anciens. Lorsque la faim se fera sentir vers midi, dirigez vos pas vers le Musée McCord. Ce musée d’histoire – l’un des plus importants au pays – célèbre le Montréal d’hier et d’aujourd’hui, et son Café Bistro est un excellent endroit où faire la pause au milieu de la journée. AUTOUR DE L’UNIVERSITÉ MCGILL Le coin est tellement intéressant que vous pouvez y passer l’après-midi. Déambulez le long de l’avenue McGill College, tracée vers 1840 lorsque la partie sud du domaine de James McGill fut lotie en terrains à bâtir afin d’amasser des fonds pour l’université. La conception actuelle de l’avenue – comprenant l’élargissement de l’artère et des trottoirs et l’aménagement paysager d’un terre-plein – date de 1988. À l’angle sud-ouest de l’avenue McGill College et de la rue Sherbrooke Ouest, la maison du docteur William A. Molson est typique de la période édouardienne. Bâtie en 1906, cette résidence en calcaire gris est l’unique construction qui subsiste de l’époque où ce tronçon de la rue Sherbrooke et les deux côtés de l’avenue McGill College alignaient des hôtels particuliers et des maisons de ville. En 1992, la maison Molson a été transformée de fond en comble, mais sa façade est demeurée intacte. Le portail d’entrée, finement sculpté, affiche l’influence du style Jacques 1er et témoigne du renouveau architectural en vogue au début du XXe siècle en Amérique du Nord. De l’autre côté de la rue Sherbrooke s’étend le campus central de l’Université McGill. Fondé grâce à un legs de James McGill, marchand de fourrure montréalais originaire de Glasgow en Écosse, l’établissement d’enseignement a obtenu sa charte du roi George IV en 1821. Une promenade sur le campus de plus de 32 hectares, où sont disséminés quelque 80 pavillons, vous donnera une bonne idée des époques qui ont vu l’université se développer jusqu’à devenir l’institution exceptionnelle qu’elle est aujourd’hui. LA CULTURE TOUS AZIMUTS Après avoir exploré le campus, reprenez la rue Sherbrooke vers l’est jusqu’à la rue Jeanne-Mance, où se trouve le Complexe des sciences Pierre-Dansereau de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Situé sur le quadrilatère ceinturant les rues Sherbrooke Ouest et Saint-Urbain ainsi que les avenues du Président-Kennedy et Jeanne-Mance, le complexe comprend quatre pavillons ainsi que le centre de diffusion et de vulgarisation (Cœur des sciences) et des résidences universitaires. Une rue au sud du complexe, le Quartier des spectacles concentre sur moins d’un kilomètre carré plus de 80 lieux de diffusion culturelle et propose un éventail exceptionnel d’activités. C’est ici que se trouve la nouvelle salle de concert de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM). Entièrement recouverte de bois, matériau réputé pour ses qualités acoustiques exceptionnelles, la salle de la Maison symphonique permet à l’auditoire d’apprécier la clarté et la richesse des sonorités dans leurs moindres nuances. Voisine de la Maison symphonique, la Place des Arts peut accueillir près de 6 000 spectateurs dans ses cinq salles. Les plus grands festivals de la ville se tiennent sur sa magnifique esplanade. À l’intérieur, l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme est un véritable carrefour d’animation pour les milliers de spectateurs, d’usagers du métro et de passants qui y circulent chaque jour. De l’autre côté de la rue Sainte-Catherine Ouest, le Complexe Desjardins se distingue par la forme octogonale de ses tours, mais aussi par le contexte dans lequel les plans ont été conçus. Tout comme de nombreux projets de l’époque (1960-1970), l’architecture du Complexe Desjardins est marquée par l’influence du maire Jean Drapeau, qui tenait à ce que la Place des Arts et les clochers de la basilique Notre-Dame soient visibles depuis le centre du complexe. Voilà donc l’origine des immenses verrières qui s’ouvrent sur la rue Sainte-Catherine et le boulevard René-Lévesque de chaque côté de l’édifice. Or, la vue des flèches de la basilique s’est perdue par la suite, lorsqu’on a construit le Complexe Guy-Favreau et le Palais des congrès de Montréal. Parmi les constructions remarquables du quartier, l’édifice de la Société des arts technologiques [SAT] retient l’attention. Un important projet d’agrandissement l’a récemment doté de la Satosphère, conçue par Luc Courchesne, qui est le directeur de l’École de design industriel de l’Université de Montréal et le cofondateur de la SAT. Constituée d’un dôme de 15 mètres de haut sur un diamètre de 18 mètres, la Satosphère est équipée de huit vidéoprojecteurs et de 157 haut-parleurs. En quittant le Quartier des Spectacles, prenez vers l’est par le boulevard De Maisonneuve. Vous apercevrez bientôt les Habitations Jeanne-Mance, l’un des plus grands et des plus anciens complexes de logement social au Canada. De vastes murales colorées ornent le site cinquantenaire. Ces œuvres réalisées par les artistes américains Phillip Adams et David Guinn ont été inaugurées en 2011. LE QUARTIER LATIN Poursuivez jusqu’à la rue Berri pour atteindre la Grande Bibliothèque, qui renferme la plus importante collection québécoise de livres récents, rares ou anciens, de documents multimédias, d’ouvrages de référence, d’estampes et de cartes géographiques. L’immeuble est recouvert de plus de 6 000 lames de verre dépoli, trempé et enduit d’un revêtement céramique utilisé pour la première fois en Amérique du Nord. Ces lames sont placées à l’horizontale sur les montants de cuivre qui font toute la hauteur de l’immeuble. À l’intérieur, deux vastes espaces appelés chambres de bois sont démarqués par des murs lambrissés qui permettent de diriger la lumière ou de la bloquer, selon les besoins de conservation des documents. Ces parois sont faites de bouleau jaune, l’arbre emblématique du Québec. Revenez ensuite rue Saint-Denis (une intersection à l’ouest) et montez la côte jusqu’au square Saint-Louis, bordé d’imposantes demeures du XIXe siècle. Lieu de prédilection de la bourgeoisie francophone au début des années 1800, le voisinage de cette superbe place publique a aussi attiré plusieurs artistes, dont le célèbre poète Émile Nelligan. Il sera facile de clore cet itinéraire avec goût, car le secteur ne manque pas de bons restaurants. Dans une ambiance décontractée, le Bistro Cocagne propose une cuisine fraîcheur à base de produits régionaux, tandis que le Bistrot La Fabrique réinvente les classiques de la cuisine française dans un chaleureux décor rustique agrémenté de boiseries. | Édifice | Adresse | Architectes | Date | | Palais des congrès de Montréal | 1001, place Jean-Paul-Riopelle | | 1970 et 1999-2002 | | Centre CDP Capital | 1000, place Jean-Paul-Riopelle | Consortium d’architectes, incluant FABG et Lemay Associés | 2003 | | Place Bonaventure | 800, rue de La Gauchetière Ouest | Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold et Sise (à l’origine du groupe ARCOP) | 1964-1967 | | Place Ville Marie | À l’angle de l’avenue McGill College et de la rue Cathcart | Ming Pei, architecte sino-américain | 1962 | | Cathédrale Marie-Reine-du-Monde | À l’angle du boulevard René-Lévesque Ouest et de la rue Mansfield | | XIXe siècle | | Édifice Sun Life | 1155, rue Metcalfe | 1929-1931 – par le groupe canadien Darling, Pearson et Cleveland | 1913-1918, 1923-1926 et 1929-1931 | | Édifice Dominion Square | 1010, rue Sainte-Catherine Ouest | Cabinet d’architecture Ross et Macdonald | 1928-1930 | | Le Windsor | 1170, rue Peel | G.H. Worthington | 1906 | | Banque CIBC (Canadian Imperial Bank of Commerce) | 1155, boul. René-Lévesque | Peter Dickinson, architecte d’origine britannique | 1959-1962 | | Gare Windsor | À l’angle des rues Peel et de La Gauchetière Ouest | Bruce Price, architecte américain | 1889 | | Quartier Concordia – pavillon intégré Génie, informatique et arts visuels et pavillon de l’École de gestion John-Molson | À l’angle des rues Guy et Sainte-Catherine | Cabinet canadien Kuwabara Payne McKenna Blumberg (KPMB). | 2005 et 2009 | | Centre Canadien d’Architecture | 1920, rue Baile | Peter Rose, de concert avec Phyllis Lambert (architecte conseil) et Erol Argun (architecte associé) | 1989 | | Musée des beaux-arts de Montréal – pavillon Claire et Marc Bourgie, consacré à l’art québécois et canadien (anciennement l’église Erskine and American) | 1339, rue Sherbrooke Ouest (entrée principale du Musée); anciennement au 1339, rue Sherbrooke Ouest | Église dessinée par l’architecte montréalais Alexander Cowper Hutchinson Nouveau pavillon réalisé par l’agence Provencher Roy + Associés | 1893-1894 2011 | | Musée des beaux-arts de Montréal – pavillon Michal et Renata Hornstein | 1379, rue Sherbrooke Ouest (entrée principale du Musée) | William Sutherland Maxwell et Edward Maxwell (frères) | 1912 | | Musée des beaux-arts de Montréal – pavillon Liliane et David M. Stewart | 1379, rue Sherbrooke Ouest (entrée principale du Musée) | Fred Lebensold | 1976 | | Musée des beaux-arts de Montréal – pavillon Jean-Noël Desmarais | 1380, rue Sherbrooke Ouest (entrée principale du Musée) | Moshe Safdie | 1991 | | Magasin Holt Renfrew | 1300, rue Sherbrooke Ouest | Ross et Macdonald | 1937 | | Ritz Carlton Montréal | 1228, rue Sherbrooke Ouest | Cabinet américain Warren et Wetmore | 1909-1912 | | Maison Alcan | 1188, rue Sherbrooke Ouest | Raymond Tait Affleck et ARCOP | 1983 | | Maison Dr William A. Molson | 892, rue Sherbrooke Ouest | Robert Findley | 1906 Reconstruite en 1992, elle a conservé sa façade intacte. | | Université du Québec à Montréal (UQAM) – Complexe des sciences Pierre-Dansereau | 4 pavillons situés dans le quadrilatère délimité par les rues Sherbrooke Ouest et Saint-Urbain et les avenues Président-Kennedy et Jeanne-Mance | Saia Barbarese Topouzanov, architectes; Tétreault Parent Languedoc et associés; Birtz Bastien; et Claude Cormier, architectes-paysagistes inc. | 1993-2006 | | Maison symphonique de Montréal | 1600, rue Saint-Urbain | Diamond+Schmitt architectes | 2011 | | Place des Arts | 175, rue Sainte-Catherine Ouest | Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Michaud et Sise | 1963 | | Complexe Desjardins | 150, rue Sainte-Catherine Ouest | Plusieurs architectes | 1967-1976 | | Société des arts technologiques [SAT] | 1201, boul. Saint-Laurent | Satosphère, conçue par Luc Courchesne, directeur de l’École de design industriel de l’Université de Montréal et cofondateur de la SAT | 2011 | | Habitations Jeanne-Mance | 150, rue Ontario Est | Rother, Bland et Trudeau | 1957-1958 | | Grande Bibliothèque | 475, boul. de Maisonneuve Est | Patkau architectes de Vancouver et Croft-Pelletier/Gilles Guité de Québec | 2005 |
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