Printemps

© MTOQ, Cécile Benoit - Avenue McGill College© Tourisme Montréal, Rosalie Pépin - Parc du Mont-Royal© Tourisme Montréal, Stéphan Poulin - Centre-ville de Montréal au printemps
© Bernard Amiot - Piste cyclable des berges du fleuve Saint-Laurent© Tourisme Montréal - Marché Jean-Talon© MTOQ, Cécile Benoit - Avenue McGill College
 


© MTOQ, Cécile Benoit - Avenue McGill College

Le soleil, une brise réconfortante, les retrouvailles, des épicuriens courtois et allumés, les plus belles filles du monde. Le bonheur? L’extase.

Vu du ciel, on croirait assister à une invasion… de gens heureux. Dès les premiers rayons printaniers, chaque maison, chaque édifice et le Tout-Montréal souterrain se vident, d’un coup, pour envahir les trottoirs. Enfin libres!

La neige n’est pas toute fondue? Qu’à cela ne tienne. C’est à qui chaussera le premier ses patins à roues alignées, enfourchera son vélo, se promènera en camisole ou sortira ses parasols sur la terrasse, où l’on se bouscule déjà.

Le visage radieux, on n’hésite pas à aborder spontanément l’autre pour partager son bonheur, son excitation. Partout, c’est l’exaltation. La renaissance. L’euphorie de centaines de milliers de personnes « tombant en amour » toutes ensemble avec leur ville et avec cette saison tant attendue. Une sensation, une atmosphère totalement enivrantes.

On profite des premières chaleurs pour se rendre aux charmants marchés publics, notamment Atwater et Jean-Talon. Une expérience délicieusement dépaysante. On se croirait n’importe où sauf en Amérique. On y afflue de tous les coins de la ville, tous âges et toutes communautés culturelles confondus, pour y faire provision de fleurs, de fruits, de légumes, de poissons, de charcuteries, de produits du terroir, de couleurs, de saveurs et d’odeurs.

Pas question non plus de manquer les nouvelles collections de stylistes montréalais réputés lors de la Semaine de la mode à la fin mars, ni, au mois de mai, la très courue Journée des musées montréalais.

Chemin faisant, on ne peut qu’admirer la richesse et la diversité du patrimoine architectural et historique de la « ville des festivals » tout en faisant plus ample connaissance avec la population urbaine la plus paisible, la plus ouverte et la plus aimable qui soit.