Au Québec, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'aux années 1950, l'almanach a été de loin, après les écrits religieux, l'imprimé le plus populaire. Véritable trésor de bons conseils, il a joué un rôle capital dans la promotion et la diffusion de la littérature québécoise ainsi que la défense de la langue française. Des séries comme l'Almanach du peuple, l'Almanach des familles ou l'Almanach de la langue française atteignirent des tirages de 40 000, voire de 100 000 exemplaires et pénétrèrent dans presque tous les foyers de la province.