Patrimoine religieux -Itinéraire

© André Charron - L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal© Louis-Michel Major - Orchestre symphonique de Montréal à la Basilique Notre-Dame© Musée Marguerite-Bourgeoys et Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours - Musée Marguerite-Bourgeoys et C
© Tourisme Montréal, Stéphan Poulin - Cathédrale Marie-Reine du Monde© Tourisme Montréal - Église Madonna della Defesa© Tourisme Montréal, Stéphan Poulin - Musée Marguerite-Bourgeoys et Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secou
 


© André Charron - L'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal

En raison de son riche patrimoine sur les plans de l’architecture, de la musique et de l’art religieux, Montréal constitue l’une des plus attrayantes villes du continent.

JOUR 1 – LE VIEUX-MONTRÉAL

Premier arrêt à la place d’Armes, où trône la Basilique Notre-Dame de Montréal, construite entre 1824 et 1829. Des tableaux, des sculptures et des vitraux illustrent des épisodes bibliques ainsi que les trois siècles et demi de l'histoire de la paroisse et de la société montréalaise. 

Juste à côté de la Basilique Notre-Dame se trouve le Séminaire Saint-Sulpice, plus ancien bâtiment subsistant à Montréal, construit entre 1684 et 1687, puis agrandi 20 ans plus tard par les messieurs de Saint-Sulpice. Son horloge extérieure datant de 1701 serait probablement la plus ancienne du genre en Amérique du Nord.

Côté archéologie, Pointe-à-Callière, Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, lieu historique national érigé sur des vestiges, propose aux visiteurs de parcourir un circuit archéologique authentique couvrant six siècles d’histoire de Montréal remontant au XIVe siècle. Vous y découvrirez notamment le premier cimetière catholique, la première place du marché et des artéfacts amérindiens.

À la Maison de Mère d’Youville, l’exposition Marcher dans ses pas fait revivre le souvenir de sainte Marguerite d’Youville (1701-1771), fondatrice de l’ordre des Sœurs de la Charité de Montréal. Non moins captivants, le Musée Marguerite-Bourgeoys et la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours vous feront traverser plus de 2000 ans d'histoire religieuse et coloniale. 

À proximité, visitez la magnifique maison tricentenaire achetée par Marguerite Bourgeoys en 1662, la Maison Saint-Gabriel, Musée et site historique. Convertie en musée en 1966, elle présente les différents aspects de la vie rurale au XVIIe siècle et l'aventure peu ordinaire des Filles du Roy. 

JOUR 2 – L’ORATOIRE SAINT-JOSEPH ET LE MONT ROYAL

Passez votre deuxième journée à Montréal dans un secteur de la ville à la fois sacré et spectaculaire. L’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal est un des lieux de pèlerinage les plus visités dans le monde et témoigne de l’importance de la religion dans l’établissement de Montréal. Son fondateur, le saint frère André, a lancé sa construction en 1904. Le site imposant est constitué d’un remarquable édifice dont le dôme atteint 97 mètres de haut (seule la Basilique Saint-Pierre de Rome est plus haute), d’une petite chapelle pittoresque, d’une chapelle votive, d’une crypte, d’une basilique ainsi que de jardins soignés, colorés et variés. Ses orgues retentissants et son carillon de 56 cloches reproduisent la musique des plus grands compositeurs du monde. 

Communément appelé «la montagne», le Parc du Mont-Royal est non seulement l’un des grands espaces verts de la ville, un lien avec la nature et un grand terrain de jeu, mais elle possède aussi un riche patrimoine religieux. Sur les versants du mont Royal sont aménagés deux des plus anciens cimetières de la ville. Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges (catholique) et le cimetière Mont-Royal (non confessionnel, mais principalement protestant et qui englobe également plusieurs petits cimetières juifs).

JOUR 3 – LE CENTRE-VILLE

Le centre-ville de Montréal est l’endroit tout indiqué pour une étude animée des contrastes, car les merveilles de l’architecture moderne y côtoient de magnifiques immeubles résidentiels, municipaux et religieux de l’époque victorienne. Le Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal retrace l’histoire de la santé, de la médecine et de la religion à Montréal, notamment celle des Hospitalières de Saint-Joseph dans leur mission cruciale auprès des malades.

Inspirée de la Basilique Saint-Pierre de Rome, la Cathédrale Marie-Reine du Monde, qui date de la fin du XIXe siècle, a été construite en plein cœur de ce qui était alors le quartier anglo-protestant de la ville. À l'intérieur, un superbe baldaquin néo-baroque recouvert de feuilles d'or domine la nef. Dans le transept, des tableaux de Georges Delfosse illustrent les débuts de Montréal.

Surnommée «l’église des Irlandais», la Basilique St. Patrick, construite entre 1843 et 1847, est un bel exemple du style gothique des XIVe et XVe siècles. Elle se caractérise par ses grandes colonnes en pin, le revêtement en chêne de la nef ainsi que la chaire et le jubé en bois ouvré.

L’Église du Gesù fut nommée en l’honneur d’une église de Rome où est enterré saint Ignace de Loyola, fondateur de l’ordre des Jésuites. Conçue en 1865 par l’architecte irlandais Patrick C. Keeley, elle est l’une des plus anciennes églises de style baroque de Montréal.

L’Église unie Saint-James, érigée en 1889, possède un extérieur de style gothique aux allures d’une cathédrale française de l’époque médiévale. Originalement méthodiste, elle présente un intérieur de style «Akron» populaire à la fin du XIXe siècle au sein des congrégations presbytériennes, baptistes et méthodistes en Amérique du Nord, mais elle est unique à Montréal.

La Cathédrale Christ Church anglicane, construite entre 1857 et 1859, est un autre bel exemple d’architecture néo-gothique. Tout juste sous l’église, dans les Promenades de la Cathédrale se trouve la Maison de la Bible, librairie se spécialisant dans les publications religieuses. Derrière l’église un square a été aménagé en l’honneur du Suédois Raoul Wallenberg, héros de l’humanité qui a sauvé des milliers de Juifs des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.