Van Horne, Cuisine du Marché

 
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21 octobre 2011 – L’endroit est petit et sympathique. À peine 30 couverts. Grâce à l’inspiration des copropriétaires Sylvie Lachance et Urs Jakob, il abrite un monde de finesse qui se laisse découvrir avec délectation. À commencer par le décor épuré, évocateur d’une galerie d’art. Non sans raison puisque les murs blancs du Van Horne sont habillés d’un bel assortiment d’œuvres de la collection personnelle d’Urs Jakob, un amateur de pop art. Parmi elles, des créations de Roy Lichtenstein, un coloré totem et les portes originales du pavillon de l’Iran à Expo 67. Côté raffinement, la table est mise d’emblée et fort bien.

Outre sa facture artistique soignée quant à la décoration, le Van Horne fait aussi montre d’une formidable maîtrise de l’art culinaire. Le chef Éloi Dion, qui officiait auparavant à l’élégant club privé 357C, y propose une cuisine du marché aussi exquise qu’imaginative où il ne craint pas de jouer d’audace avec les saveurs. Chaque assiette est une démonstration éloquente du souci exemplaire qu’il accorde tant à la présentation qu’à la précision gastronomique. Et si le menu est court avec à peine une douzaine de choix – entrées, plats principaux et desserts confondus –, chacun d’eux est une véritable œuvre d’art culinaire, tout comme le sont les fines petites bouchées offertes gracieusement en prélude au repas et au dessert.

Le Van Horne se distingue également avec sa carte des vins inspirée où l’on trouve plusieurs excellents crus d’importation privée. Convivial à souhait, il propose même la moitié de sa sélection au verre. Le tout, à des prix très abordables pour une adresse de cette qualité. Inutile de dire qu’avec pareille offre, le Van Horne n’a pas fini de faire des clients heureux.