15 mars 2012 – Chaque été, les as du volant et leurs bolides débarquent à Montréal pour l’unique étape du championnat du monde de Formule 1 en Amérique du Nord. Le Grand Prix du Canada, prévu cette année pour les 8, 9 et 10 juin, infuse une bonne dose d’adrénaline à la foule d’inconditionnels qui se pressent par milliers au circuit Gilles-Villeneuve de la magnifique Île Notre-Dame. Au crépuscule, les vapeurs d’essence font place à l’effervescence lorsque les fans et les fashionistas convergent vers les bars branchés et les chics restos du centre-ville. Nerfs d’acier le jour, gueule d’enfer le soir... Voilà que la grande fête de la vitesse fait monter l’énergie d’un cran!
Premier tour de piste à Montréal
La fièvre de la F1 gagne Montréal en 1978. La ville accueille son premier Grand Prix du Canada et le vainqueur n’est nul autre que le Québécois Gilles Villeneuve. En hommage au légendaire coureur automobile, dont la mort prématurée est survenue au Grand Prix de Belgique en 1982, la piste de l’Île Notre-Dame devient le circuit Gilles-Villeneuve. Depuis lors, une foule de champions de la trempe des Ayrton Senna, Mika Häkkinen et Michael Schumacher ont couru sur le circuit et raflé les honneurs du Grand Prix.
Célébrations urbaines dans le sillage de la F1
Quand la F1 débarque quelque part, c’est toujours le branle-bas. Mais quand elle arrive à Montréal, c’est carrément la fête. En fait, les Montréalais n’ont jamais cru que la course automobile devait être confinée au circuit. Pendant ces trois jours consacrés aux dieux de la vitesse, c’est toute la ville – déjà festive et exubérante de nature – qui se laisse gagner par l’excitation du sport et monte sans se faire prier à bord de la F1. En un clin d’œil, les drapeaux à damier noir et blanc se hissent sur les devantures des restaurants, des boîtes de nuit et des magasins. Les rues du centre-ville s’animent comme jamais et chacun y va de ses prédictions sur l’écurie qui se distinguera.
Formule gagnante
Les festivités en marge des épreuves se concentrent autour des rues Peel et Crescent dans le centre-ville de Montréal. Pour l’occasion, les autorités municipales ferment ces deux artères à la circulation automobile, histoire de donner aux quidams la chance de plonger dans la fébrilité de l’événement. Compétitions d’arrêt aux puits, spectacles en plein air, expositions de bolides uniques et bien d’autres activités gratuites galvanisent la foule. Quand on parvient à détacher son regard de ces formidables mécaniques, il y a toutes les chances qu’on aperçoive une ou deux célébrités, car le jet-set international vient bien sûr glamouriser le Grand Prix.
Emblématique des folles nuits de Montréal, le boulevard Saint‑Laurent déroule aussi le tapis rouge aux amateurs de F1. Tout le week-end, la Main (comme disent les Montréalais) se transforme en un somptueux circuit festif, animé par les DJ invités. Il n’en faut pas plus pour que le beau monde vienne danser et s’amuser sous les étoiles. Un peu plus au nord sur Saint-Laurent, l’incontournable Petite Italie rallie les amateurs de Ferrari et autres tifosi qui se massent dans les nombreux cafés et trattorias. Vivement juin et la grande fête de la F1!