Quoi faire

Festival TransAmériques

Dates: 21 Mai 2015 au 4 Juin 2015
Quoi: Danse, Événements & Festivals, Vie gaie

Accueillant plus de 30 compagnies d’ici et d’ailleurs, ce festival offre une programmation novatrice en danse et en théâtre.

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Six spectacles subversifs à voir au Festival TransAmériques

Publié le Mai 5, 2015 par .

Pour sa 9e édition, le Festival TransAmériques (FTA) propose une fois de plus un programme finement ciselé entrelaçant la danse, le théâtre et la performance. Du 21 mai au 4 juin 2015, des créateurs contemporains d’Amérique et d’ailleurs – Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, New York, Séoul, Tel-Aviv, Berlin, Munich, Montpelier, Le Mans, Gand et Lisbonne – viennent livrer 25 spectacles forts et dérangeants. En complément, les festivaliers profitent des fêtes nocturnes, des 5 à 7, des projections et des ateliers du FTA.

Les forfaits à la carte du Festival TransAmériques (à choisir parmi tous les spectacles au programme) et les événements connexes qui se tiennent dans le Quartier des spectacles constituent une solide entrée en matière à l’offre artistique et culturelle du printemps à Montréal.

Dancing_GrandmothersPour l’iconoclaste chorégraphe sud-coréenne Eun-me Ahn, l’âge n’est rien d’autre qu’un nombre. Son spectacle festif intitulé Dancing Grandmothers met en vedette 12 femmes d’âge mûr issues de divers milieux sociaux. Sur des rythmes techno et des succès pop des années 1960, ces « grands-mères » se déhanchent aux côtés de jeunes danseurs acrobatiques. D’une authenticité plus grande que nature, le spectacle coloré et kitsch réunit des générations par les liens du cœur et les souvenirs partagés. (L’artiste new-yorkais Miguel Gutierrez aborde aussi le passage des années dans Age and Beauty, présenté en première canadienne au FTA.)

L’implacable metteur en scène allemand Michael Thalheimer revisite Le Tartuffe de Molière avec la célèbre compagnie Schaubühne de Berlin. Cette célébrissime satire sur le thème de l’hypocrisie et de la dévotion fait ici l’objet d’une réinterprétation radicale, miroir de notre époque. Tatoué et christique, Tarfuffe plonge dans les entrailles du fanatisme religieux et de la séduction. (Si les relectures de classiques vous intéressent, voyez la version d’Isolde de Richard Maxwell ou les variations inspirées des mythes d’Orphée et de Pygmalion par la chorégraphe Marlene Monteiro Freitas.)

En passant sur la Place des Festivals, jetez un coup d’œil à Ceci n’est pas… du Néerlandais Dries Verhoeven. L’artiste a créé 10 tableaux vivants qu’il présente dans une cage de verre, à raison d’un tableau pour chaque jour du festival. D’un humour décapant, ces scènes animées par des comédiens bousculent les tabous de notre environnement social bardé de publicités et peuplé de consommateurs frénétiques. Soyez prévenu : certaines scènes peuvent intriguer et réjouir, d’autres peuvent choquer et bouleverser.

HendersonHabituée du FTA, la chorégraphe torontoise Ame Henderson collabore avec la compositrice-interprète Jennifer Castle dans Voyager, une création poétique basée sur le mouvement. Pour cet opus, les créatrices se sont inspirées de la mission spatiale Voyager, lancée en 1977 pour explorer les planètes lointaines de notre système solaire. (Du côté des performances non conventionnelles, Archive d’Arkadi Zaides et What Happened to the Seeker? de Nadia Ross se rangent aussi parmi les créations personnelles basées sur un grand thème.)

LachambreLe chorégraphe et danseur primé Benoît Lachambre livre un spectacle incontournable, fruit de sa pratique fondée sur l’hyper éveil des sens et le travail énergétique. Dans sa dernière co-création intitulée Hyperterrestres, il joint ses forces à celles du chorégraphe et danseur français Fabrice Ramalingom. (Comme chaque année, le FTA accorde une belle place à la création québécoise : Stéphane Gladyszewski, Christian Lapointe, Jean-Sébastien Lourdais, Daniel Léveillé, Angela Konrad, Evelyne de la Chenelière et Manuel Roque y présentent des créations.)

TauberbachDes danseurs s’agitent dans une mer de vêtements éparpillés et poursuivent leur quête d’élévation dans tauberbach, la dernière création bouleversante du chorégraphe de la nouvelle vague belge Alain Platel avec les Ballets C de la B. Métaphore de la capacité de survie humaine dans des conditions extrêmes de dépression et de violence, tauberbach insuffle l’espoir de la métamorphose et la résurgence de la paix au milieu du désastre.

Rendez-vous au Festival TransAmériques du 21 mai au 4 juin.

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