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Le Golden Square Mile de Montréal : la belle époque et le patrimoine écossais de la ville

Posté le | 1 Commentaire
La résidence de J. K. L. Ross, rue Peel, Montréal, QC, 1926-1927

La résidence de J. K. L. Ross, rue Peel, Montréal, QC, 1926-1927 © Musée McCord

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous pensez à Montréal? Peut-être les ceintures fléchées des Voyageurs, la tourtière et le sirop d’érable? Mais saviez-vous que le kilt, le whisky et le haggis font autant partie de l’histoire de la ville? Eh bien!, si vous ne le saviez pas, Monica Orr espère changer vos perceptions. Car, historiquement, Montréal a été très influencée par l’Écosse, plus que vous puissiez l’imaginer.

Monica Orr veut faire briller de nouveau le Golden Square Mile

Il y a trois choses importantes à savoir sur Monica Orr et son amour de Montréal : d’abord, elle est la directrice des ventes et du marketing à l’Hôtel Omni Mont-Royal ; deuxièmement, elle est une passionnée de l’histoire d’un secteur de Montréal connu sous le nom de Golden Square Mile (ou GSM, pour économiser de l’espace) ; troisièmement, l’Hôtel Omni Mont-royal est situé dans le GSM, qui est délimité par l’avenue des Pins (ou le pied du mont Royal), et les rues Guy, Sainte-Catherine et University. Autrefois (pendant « l’Âge d’or », entre 1850 et 1930), le GSM a été le siège de la richesse impressionnante de Montréal, et il exerçait la plus importante influence économique au pays. Certains disent que 70 % de la richesse du Canada y était concentrée, d’où son nom.

La force et le prestige du Montréal victorien
Résidence de James Ross, rue Peel, Montréal, QC, vers 1910

Résidence de James Ross, rue Peel, Montréal, QC, vers 1910 © Musée McCord

La puissance et l’argent du GSM étaient majoritairement entre les mains d’hommes d’affaires d’origine écossaise. Ils sont venus au Canada et ont fait fortune dans le transport maritime et ferroviaire, les mines, le bois, la fourrure et les banques. Ils ont construit des demeures opulentes et des institutions publiques impressionnantes — banques, églises, universités — dans ce qui est maintenant considéré comme le centre-ville de Montréal. Un survol des noms des rues de Montréal témoigne de l’héritage de ces Écossais entrepreneurs, mais tous ne sont pas conscients de cela. Comme Orr souligne, « Même de nombreux Montréalais originaires d’ici voient les noms de ces rues — McGill, McTavish, Mackay — et ne connaissent pas l’histoire de ces familles. Elles représentaient le pouvoir et le prestige du Montréal victorien. Leurs histoires sont absolument fascinantes. »

Mis à part les panneaux de rue, il vous suffit de regarder les magnifiques et somptueuses maisons unifamiliales de l’époque, maintenant converties en musées, ambassades, hôtels et pavillons universitaires, pour mesurer l’empreinte que ces riches familles écossaises ont eue sur le paysage urbain. Le prestige du GSM est évident dans la taille et la splendeur de l’architecture — médiévale et Renaissance, grecque et romaine, gothique et germanique — des superbes bâtiments dont le style s’inspire des villas de Florence ou des Highlands écossais. Et dire que des familles y vivaient!

Faire connaître le GSM aux Montréalais et aux visiteurs

Orr veut faire revivre ce chapitre de l’histoire de Montréal grâce à la création d’une ‘Association des Piliers du Golden Square Mile’, qui rassemblerait les parties prenantes du secteur (les hôtels Omni, Ritz-Carlton Montréal, Sofitel, Loews Hôtel Vogue, Saint-Martin, BEST WESTERN Ville-Marie Montréal, de même que le Centre Mont-Royal et l’Université McGill), pour positionner le GSM comme quartier touristique distinct, au même titre que d’autres quartiers bien connus de la métropole comme le Plateau, le Vieux-Montréal et le Mile End. Idéalement, l’Association serait gérée indépendamment des partenaires, agissant comme les archives de l’histoire du GSM; elle serait responsable d’une banque de photos, organiserait des expositions spéciales, et ferait le marketing pour créer un intérêt général pour le district et faire connaître sa riche histoire.

Alice Bar, Hôtel Omni Mont-Royal

Alice Bar, Hôtel Omni Mont-Royal

De l’avis de Monica Orr, pour vendre une propriété, il faut raconter son histoire. De par sa localisation au beau milieu du GSM, l’Omni peut se charger de cette tâche. Déjà, Orr a lancé quelques initiatives. « À l’Omni, nous voulons intégrer l’histoire du Golden Square Mile à travers les contes. Nous allons donc mettre en place une zone dans le hall d’entrée avec des photos et des informations pour donner aux clients la chance de plonger plus profondément dans l’histoire étonnante de ce quartier. De plus, en l’honneur des racines écossaises du Golden Square Mile, nous avons lancé les mercredis Whisky Folies, où les gens peuvent savourer des scotchs single malt, manger du fish and chips et écouter de la cornemuse – un programme complet! C’est une expérience dont on voudra parler, une célébration du riche patrimoine écossais de Montréal et une chance d’en apprendre davantage sur les histoires absolument fascinantes du Golden Square Mile ».

Monica, nous t’écoutons. Raconte-nous des histoires fascinantes!

Le Golden Square Mile en bref
  • Le Golden Square Mile est né d’une entité géographique naturelle – le mont Royal. Blotties au pied de la magnifique montagne, les superbes maisons bénéficiaient de belles vues sur l’île et étaient considérées comme un antidote « campagnard » au Vieux-Montréal et sa population trop nombreuse et trop animée.
  • La belle époque du GSM s’est déroulée entre 1850 et 1930 – on dit qu’à son apogée, les habitants du district possédaient 70 % de la richesse au Canada.
  • Le terme de « Golden Square Mile » a été inventé par l’écrivain canadien Hugh MacLennan, dans son roman « Deux solitudes », qui dépeint les dichotomies entre les communautés anglophones et francophones au Canada.
  • Certains des principaux fondateurs du GSM étaient James McGill, John Redpath, Sir Hugh Allan, William McGillivray, Sir George Stephen, William Watson Ogilvie et Simon McTavish.
Montréal en 1832

Montréal en 1832, montrant les terres agricoles sur lesquelles le Square Mile a été construit © Musée McCord

Vivoir, résidence de Lady Allan, « Ravenscrag »,

Vivoir, résidence de Lady Allan, « Ravenscrag », Montréal, QC, 1911 © Musée McCord

Réception en plein air chez M. Meighen, Montréal, QC, 1908

Réception en plein air chez M. Meighen, Montréal, QC, 1908 © Musée McCord

La rue Sherbrooke en hiver, Montréal, QC, 1896

La rue Sherbrooke en hiver, Montréal, QC, 1896 © Musée McCord

 

1 Commentaire

  1. marcel Simard

    Quelle belle histoire, que je vais suivre très souvent. Merci bonne journée a vous! Un simple citoyen qui aime bien l’histoire de notre Pays, Province, et Ville.

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